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30/10/2010

Quand le 31 rue Cambon se dévoile aux bloggeuses…

C’est à l’occasion du lancement de la nouvelle collection “Chanel Coco Cocoon” pour laquelle Karl Lagerfeld a choisit Vanessa Paradis pour représenter sa nouvelle  ligne de sacs à mains “Coco Cocoon”, que la maison Chanel a eu la bonne idée d’inviter la crème des bloggueuses parisiennes à un déjeuner et une visite des appartements de Gabrielle Chanel.

Opération rondement menée d’après un petit tour de blogs de ces dernières, ou comment, une fois de plus, le visionnaire Karl Lagerfeld nous prouve à travers cette démarche qu’il reste à l’avant-garde en s’invitant tout naturellement dans le cœur de la tendance et de la communication. La preuve en image à travers le blog de Miss Pandora qui nous livre ses impressions ci-dessous :

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A peine rentrée de Hyères, je me suis rendue au 31 rue Cambon, où la maison Chanel avait convié quelques bloggueurs à un déjeuner. Etant donné que je suis l’une des dernières à en parler, il me sera difficile de ne pas répéter ce que vous avez lu sur d’autres blogs. J’étais très heureuse de pouvoir pénétrer au sein de l’univers  mystérieux de Coco. Comme toute grande icône, sa légende est parsemée de mythes discutés, ce qui laisse à chacun la liberté d’imaginer sa vision de la créatrice. Etudiant la place des femmes au XIXème siècle, la carrière de Gabrielle Chanel ne pouvait me laisser indifférente, c’est une figure charnière de la modernité et du changement de statut de la femme. J’étais donc intriguée à l’idée de visiter ces appartements, surtout en compagnie de l’élégante Marie-Louise de Clermont Tonnerre, véritable encyclopédie de l’histoire de la maison depuis son arrivée en 1971.

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Il faut savoir que Coco n’y vivait pas, elle préférait la sécurité du Ritz au vide du 31 rue Cambon. J’ai été particulièrement frappée par le goût prononcé pour l’art asiatique de Coco, qui couvrait ses murs de précieux paravents chinois. Les pièces offrent un charmant bric à brac hétéroclite, gardé intact par la maison à quelques exceptions près. Des boules de cristal côtoient des volumes reliés, des objets kitschissimes et des bottes d’épis de blés. Les animaux sont partout, et dans toutes les matières, avec une préférence pour les lions, symboles de son signe astrologique. J’ai pu admirer la fameuse cage à oiseau, qui inspira Jean-Paul Goude pour la campagne du parfum Coco avec Vanessa Paradis. On y trouve aussi quelques objets d’arts (n’oublions pas que Coco savait s’entourer d’artistes talentueux), qui participent à la décoration hybride de l’ensemble, comme un croquis d’épis de blé offert par Dali, qui serait la pièce la plus précieuse des appartements. La créatrice avait le sens de détail, ainsi on peut voir ses initiales accompagnées du numéro 5 entre laçées sur le lustre du salon. C’est un univers peuplé de références et de symbolique, d’objets de sens et d’anecdotes qui les accompagnent, qui raconte l’histoire d’une personne au-delà du mythe.

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Inutile de vous dire que je piaffais d’impatience à l’idée de monter les marches du fameux escalier aux miroirs. On connait tous l’histoire, assise sur la cinquième marche, Coco surveillait le défilé qui se tenait chaque jour dans le salon Haute Couture, par son reflet sur la glace. J’ai pu la vérifier, et me mettre un instant dans la peau de Gabrielle Chanel, qui conserve toujours son aura mystérieuse…

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Chanel sous le signe du lion, illuminé par la verrière du Grand Palais

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Karl Lagerfeld a présenté mardi soir sa collection Chanel couture, centrée sur de somptueuses robes courtes recouvertes d’une petite veste, au pied d’un immense lion doré trônant sous la verrière du Grand Palais. Dans les dernières lueurs du jour, le lion scintille. De la perle qu’il retient sous l’une de ses pattes apparaissent tour à tour les plus grands top-modèles du moment.

La première silhouette porte un tailleur bordeaux taillé dans une matière chaude. Puis une robe en tweed marron avec une double rangée de boutons devant. Mais le vestiaire de jour, de plus en plus sophistiqué, laisse place à une nuit féérique et scintillante. Les couleurs sont variées, les textures multiples. Les broderies, réalisées par la maison Lesage, sont complexes et multi-formes.

Découvrez les photos du défilé.